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« Faire chou blanc » : pourquoi parle-t-on d’un chou lorsqu’on échoue ?

« Faire chou blanc » : pourquoi parle-t-on d’un chou lorsqu’on échoue ?

Pourquoi dit-on « faire chou blanc » lorsqu’on échoue ? Découvrez l’origine surprenante de cette expression française très imagée.

Vous avez cherché une solution, tenté votre chance, fait des efforts… et pourtant, rien. Résultat : échec total. En français, on peut dire que vous avez « fait chou blanc ». Mais quel rapport entre un échec et un simple chou ? L’histoire de cette expression est bien plus étonnante qu’elle n’en a l’air.

« Faire chou blanc » signifie échouer dans une entreprise, ne rien obtenir ou revenir bredouille. Par exemple : « Il a essayé de convaincre son professeur, mais il a fait chou blanc. » L’expression appartient au registre familier et s’utilise surtout lorsqu’une tentative n’a donné aucun résultat.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’expression ne vient probablement pas directement du légume. Elle serait liée à un ancien jeu de quilles, où « faire chou blanc » aurait signifié ne renverser aucune quille. Le terme « chou » aurait ainsi été associé à une forme ou à une image utilisée dans ce jeu. Au fil du temps, le sens s’est élargi pour désigner tout échec ou toute tentative infructueuse.

Ce qui est amusant, c’est que le « blanc » renforce l’idée de vide ou de résultat nul. Imaginez quelqu’un qui tente quelque chose avec beaucoup d’espoir et repart sans rien : il a littéralement fait chou blanc. Comme souvent dans les expressions françaises, une ancienne image liée à une activité quotidienne a fini par devenir une manière générale de parler de nos échecs.

Aujourd’hui, on peut donc « faire chou blanc » dans presque tous les domaines : chercher un emploi sans obtenir de réponse, essayer de résoudre une énigme sans trouver la solution ou tenter de convaincre quelqu’un sans succès. L’expression permet même de parler d’un échec avec une pointe d’humour, comme si l’on transformait une déception en petite anecdote.