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« Malgré que » ou « malgré » : quelle forme faut-il employer ?

« Malgré que » ou « malgré » : quelle forme faut-il employer ?

Faut-il dire « malgré que » ou « malgré » ? Découvrez la règle simple pour éviter cette erreur fréquente en français.

« Malgré que je sois fatigué » : cette phrase semble naturelle à beaucoup de personnes. Pourtant, cette tournure est traditionnellement déconseillée dans le français soigné. Alors, faut-il absolument bannir « malgré que » ? Et surtout, par quelle construction peut-on le remplacer ?

Le mot « malgré » est normalement une préposition. Il doit donc être suivi d’un nom ou d’un groupe nominal : « malgré la pluie », « malgré ses difficultés », « malgré son retard ». On dira ainsi : « Malgré la fatigue, il a continué à travailler. » Pour introduire une proposition avec un verbe, on privilégiera généralement « bien que » ou « quoique ».

Ainsi, au lieu d’écrire « Malgré qu’il soit malade, il est venu », préférez « Bien qu’il soit malade, il est venu ». Cette deuxième formulation est plus conforme à la norme du français soigné. Autre possibilité : « Malgré sa maladie, il est venu. » La structure devient alors très simple : malgré + nom.

Pourquoi entend-on alors si souvent « malgré que » ? Parce que cette construction existe dans l’usage et que l’on en trouve des attestations chez certains écrivains. Son emploi n’est donc pas une invention récente. Cependant, dans une copie scolaire, un examen ou un texte professionnel, mieux vaut éviter cette tournure et choisir « bien que », « quoique » ou « malgré + nom ».

Astuce à retenir : si vous avez « malgré » devant un nom, c’est parfait : « malgré le danger ». Si vous voulez introduire un verbe, pensez plutôt à « bien que » : « bien qu’il soit dangereux ». Une petite différence qui peut facilement éviter une erreur dans vos écrits.