Comment s’écrit l’expression « mis à part », « mise à part » ou « mises à part » ?
Faut-il écrire « mis à part », « mise à part » ou « mises à part » ? Découvrez la règle d’orthographe, les accords possibles, les exceptions et de nombreux exemples.
Comment s’écrit l’expression « mis à part », « mise à part » ou « mises à part » ?
La langue française regorge d’expressions qui sèment le doute, même chez les personnes habituées à écrire. L’expression « mis à part » en fait partie. Doit-on toujours l’écrire au masculin singulier ? Peut-elle s’accorder avec le nom qui suit ?
Et dans quels cas faut-il écrire « mise à part » ou « mises à part » ?La réponse dépend du rôle que joue l’expression dans la phrase. Voici les règles à connaître pour ne plus jamais hésiter.
Une expression qui signifie « sauf » ou « excepté »
Dans la majorité des cas, « mis à part » est une locution prépositive. Elle signifie « sauf », « excepté », « hormis » ou « en dehors de ».
Lorsqu’elle est employée de cette manière, elle reste généralement invariable.
Exemples :
– Mis à part quelques erreurs, le texte est excellent.
– Mis à part la pluie, la journée a été agréable.
– Mis à part ses parents, personne n’était au courant.
– Mis à part deux détails, tout est conforme.
Dans ces phrases, on pourrait remplacer « mis à part » par « sauf » sans modifier le sens.
Peut-on écrire « mise à part » ?
Oui, mais uniquement dans certains cas.
Lorsque l’expression est placée après le nom auquel elle se rapporte, l’accord est admis et même recommandé par de nombreuses grammaires.
Exemples :
– La pluie mise à part, nous avons passé une excellente journée.
– Cette difficulté mise à part, le projet est réalisable.
– Son caractère mis à part, il est très compétent.
Dans ces exemples, le participe passé « mis » peut s’accorder avec le nom qui le précède.
Et « mises à part » ?
Le pluriel est également possible lorsque plusieurs éléments sont concernés.
Exemples :
– Ces quelques erreurs mises à part, le devoir est irréprochable.
– Les dépenses imprévues mises à part, le budget a été respecté.
– Les deux exceptions mises à part, la règle s’applique partout.
L’accord se fait alors avec le groupe nominal auquel l’expression est rattachée.
Quelle forme utiliser dans le doute ?
Si vous hésitez, retenez une règle simple :
Lorsque l’expression est placée avant le nom, utilisez presque toujours « mis à part », sans accord.
Exemples :
– Mis à part quelques fautes…
– Mis à part Marie…
– Mis à part les enfants…
Lorsque l’expression suit directement le nom, l’accord est possible.
Exemples :
– Marie mise à part…
– Les enfants mis à part…
– Les difficultés mises à part…
Une nuance surtout grammaticale
Dans la langue courante, beaucoup d’auteurs utilisent « mis à part » de façon invariable dans toutes les situations. Cette graphie est largement comprise et demeure très fréquente.
Cependant, dans une rédaction soignée, l’accord après le nom apporte une précision grammaticale appréciée.
L’astuce pour ne plus se tromper
Posez-vous cette question :
Peut-on remplacer l’expression par « sauf » ?
Si la réponse est oui, « mis à part » invariable sera presque toujours une bonne solution.
Par exemple :
– Sauf quelques erreurs.
– Mis à part quelques erreurs.
Les deux formulations sont parfaitement équivalentes.
Ce qu’il faut retenir
– « Mis à part » est la forme la plus fréquente et peut rester invariable.
– « Mise à part » s’emploie lorsque l’expression s’accorde avec un nom féminin placé avant elle.
– « Mises à part » est le pluriel lorsque plusieurs éléments féminins sont concernés.
– Après un nom, l’accord est admis et recommandé dans un style soutenu.
– En cas de doute, « mis à part » est la solution la plus sûre.
La maîtrise de cette expression permet d’éviter une faute courante et d’améliorer la qualité de ses écrits. Comme souvent en français, tout dépend de la fonction des mots dans la phrase et de leur place dans la construction.



Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.